Une histoire de la guerre – du XIXe siècle à nos jours

« Véritable caméléon, la guerre change de nature avec chaque cas particulier » souligne Carl von Clausewitz dans son ouvrage posthume, De la guerre (1832)[1]. Leur permanence historique conduit à faire des affrontements mortels entre des groupes sociaux organisés un objet de recherche sans cesse remis sur le métier par les sciences humaines. Dans une production éditoriale prolifique[2], Bruno Cabanes, notamment professeur à l’Ohio State University, a dirigé Une histoire de la guerre, du XIXe siècle à nos jours[3], paru aux Editions du Seuil en 2018. Cet ouvrage de près de 800 pages, assorti d’une chronologie et d’un index très complets, plonge le lecteur dans le fracas des combats et les souffrances des civils et des soldats sur une période qui s’étend des guerres révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle au djihadisme contemporain, et permet de découvrir, une fois encore, la fécondité d’une histoire de la guerre nourrie d’approches anthropologiques et sociologiques.

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L’ouvrage se décompose en quatre parties, chacune ouverte par un(e) spécialiste français(e) ou anglo-saxon(ne) du domaine : « La guerre moderne », les « mondes combattants » ; les « expériences de la guerre » et les « sorties de guerre »[4]. Chaque volet comprend jusqu’à une quinzaine de contributions, quintessences de travaux de recherche ou bilans historiographiques synthétiques du sujet traité, chaque article étant accompagné d’une bibliographie indicative. S’il ne saurait être question de rendre ici compte de manière exhaustive d’un ouvrage aussi étoffé, on peut se risquer à évoquer quelques perspectives ouvertes par sa lecture en  portant l’attention sur quatre aspects principaux :

  • le rôle de l’Etat dans la massification de la guerre,
  • l’intensification de la violence de guerre,
  • l’affaiblissement de la frontière entre combattants et non combattants
  • la prédominance des guerres civiles dans la période contemporaine.

Le XIXe et le XXe siècle se caractérisent en effet par la mise en place d’Etats puissants capables de mobiliser et d’éduquer leur population au versement de l’impôt du sang. Des armées de citoyens-soldats, qui se distinguent des civils parce qu’ils exercent la violence sur le corps d’autrui non pour eux-mêmes mais pour le compte de leur gouvernement[5], sont mises en place. La conscription, qui implique l’abandon par le citoyen de certains droits, conduit à mobiliser plus de 7% de la population française entre 1792 et 1813 et entre 80 et 110 millions de personnes dans 72 territoires du monde entre 1939 et 1945[6]. L’encadrement de ces conscrits est assuré par des soldats professionnels unis par des « habitus » reposant sur l’esprit de corps et de sacrifice[7]. La colonisation aboutit par ailleurs à la formation de troupes indigènes, recrutées par la coercition ou par volontariat. Cette militarisation conduit à la diffusion du concept occidental de l’armée de métier dans les territoires colonisés. La violence de la colonisation entraine également des résistances qui mêlent des formes de violence politique européenne (dont le terrorisme) et des traditions de résistance autochtones[8]. Les femmes elles-mêmes, pourtant initialement exclues du combat par la construction genrée du modèle de l’homme protecteur et de la femme protégée, ne cessent d’être volontaires pour combattre, de Nadezhda Durova combattante se faisant passer pour un homme dans la cavalerie russe durant les guerres napoléoniennes, jusqu’aux « unités de protection du peuple » (YPG) kurdes et yézidies dans la Syrie contemporaine dont les effectifs comptent jusqu’à 40% de femmes[9]. Enfin, la guerre moderne ne rompt pas avec l’incorporation  des « combattants juvéniles », recrutés par la contrainte mais également parfois motivés par une « fascination morbide et enthousiaste » pour la guerre, par un « désir de guerre »[10].

« L’avènement de l’Etat-guerrier »[11] s’accompagne d’une idéologisation des combattants exaltant la cause à défendre ou convoquant des grandes figures héroïques[12] pour unifier le groupe. Des cultures de guerre, des « systèmes de représentation qui donnent leur sens profond au conflit »[13] favorisent un processus de radicalisation aboutissant à la guerre totale. Au cours de celles-ci, les objectifs politiques, initialement limités, sont progressivement abandonnés au profit d’un objectif de destruction totale de l’ennemi. Le « dévouement de chaque secteur de la nation, de chaque phase de son activité aux objectifs de la guerre »[14] conduit à des formes de mobilisation financière, humaine et logistique sans précédent. Il peut même en résulter une « auto-mobilisation » des sociétés dans lesquelles la propagande de guerre peut émaner, notamment en 1914-1918, d’associations privées non gouvernementales[15]. L’entretien de la haine de l’ennemi peut d’ailleurs conduire, une fois le conflit terminé, à retarder la « démobilisation culturelle », que l’on peut définir comme « le temps nécessaire pour renouer des liens avec les anciens ennemis et se détourner de l’ennemi »[16].

Les guerres du XIXe et du XXe siècle ont pour autre particularité une augmentation de la puissance destructrice des armes et une « intensification inouïe et accélérée de la violence de guerre »[17]. Au combat, le soldat est d’abord confronté à l’horreur des blessures causées par les armes modernes, à la terreur d’être pulvérisé ou démembré[18]. Il reste en ligne en raison de multiples facteurs, tels que la cause à défendre, le leadership des officiers, la contrainte disciplinaire, la solidarité née au sein du « groupe primaire » que constitue l’unité…[19] Le soldat soumis au feu subit également un stress d’adaptation qui peut décupler ses capacités de réaction. Il peut être également fasciné par les armes (le fusil-mitrailleur AK-47 de Mikhaïl Kalachnikov ne figure-t-il pas sur le drapeau du Mozambique[20] ?) ou être sujet à une forme d’anesthésie morale pouvant le conduire à prendre du plaisir dans l’administration de la mort. La violence subie ou donnée conduit à un accroissement inédit des pertes militaires au combat : 750 000 soldats tués et un million de mutilés durant la guerre de Sécession (1861-1865)[21], 9,4 millions de morts et 21,6 millions de blessés dont 6 à 7 millions de mutilés durant la Grande guerre (1914-1918)[22], 26 millions de morts militaires durant la Seconde guerre mondiale[23]. Aux blessures physiques, dont la mortalité est progressivement réduite par les progrès de la médecine du champ de bataille[24], s’ajoutent les blessures psychiques, d’abord niées et considérées comme une « hystérie de lâches » avant d’être progressivement reconnues, notamment à partir de 1980 sous le terme de syndrome post-traumatique[25]. La guerre moderne s’accompagne en outre de violences extrêmes », de meurtres de masse, de mutilations ou de profanations, généralement pratiquées au début et/ou à la fin d’une séquence guerrière, et qui marquent « le bouleversement de l’ordinaire social et politique des sociétés traversées par la guerre »[26]. Les auteurs de ces violences peuvent être des militaires, comme le lieutenant Calley à My Lai en 1968[27] mais sont fréquemment désinstitutionnalisés : on estime ainsi la participation au génocide rwandais en 1994 à près de 20% de la population totale du Rwanda, femmes et enfants compris[28].

Cette dernière remarque met en évidence l’effacement croissant de la frontière entre les combattants et les non-combattants. Les populations civiles sont de plus en plus impliquées dans les guerres : c’est le fameux « front patriotique » dont Karen Hagemann[29] rappelle justement qu’il désigne une propagande genrée visant d’abord les femmes et négligeant les hommes non-combattants restés à l’arrière. L’exemple du Japon, où la mobilisation des civils, et particulièrement des femmes, commence durant les années de paix, est, ici, particulièrement éclairant[30].  La mobilisation des civils conduit à en faire des cibles de choix : selon les statistiques citées par Bruno Cabanes les guerres ont fait près de 120 à 150 millions de morts depuis 1914, dont 40 millions de soldats…et le reste de civils. Et d’expliquer que ce n’est pas la mort de masse de civils qui est nouvelle mais le fait que le nombre de mort civils soit supérieur au nombre de morts militaires[31]. Soumises aux bombardements aériens, qui ont davantage renforcé qu’affaibli les liens entre l’Etat et la population durant la Seconde guerre mondiale[32], les populations civiles subissent des occupations temporaires ou illimitées, au cours desquelles un assaillant victorieux mais minoritaire dans la population impose son ordre par la force et la menace[33]. La modernisation des marines de guerre permet le développement du blocus maritime à distance, utilisé par exemple dès 1902-1903 pour obliger le Venezuela à payer les dettes résultant de sa guerre civile[34]. L’arme de la faim, qui peut être utilisée à l’échelle locale, la torture, les camps de concentration, les viols de guerre[35] qui visent à affirmer la puissance du groupe assaillant ou les transferts de population et les colonnes de réfugiés[36] sont d’autres marqueurs de cette incorporation des civils dans la guerre.

La disparition des batailles depuis 1945 marque cependant une « rupture principale »[37] dans l’histoire de la guerre. Leur allongement a d’abord fait qu’elles se sont confondues de plus en plus avec la campagne militaire elle-même. Comme le note Sir Hew Strachan dans sa contribution, les batailles ont d’ailleurs rarement été décisives dans leur déroulement militaire et c’est leur appréciation politique postérieure qui a infléchi le cours des guerres[38].  Quoiqu’il en soit, ce sont les guerres civiles, les guérillas[39] et le terrorisme[40] qui dominent la conflictualité internationale depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Dans ces formes d’affrontement, un noyau dur de spécialistes motivés s’oppose aux forces étatiques, chacun des opposants utilisant simultanément la violence et la propagande pour obtenir le soutien de la population civile. Et Jose Luis Ledesma de constater justement que « les guerre civiles tendent à devenir de plus en plus des guerres contre les civils »[41]. Dans ces « affrontements armés entre groupes humains partageant le même espace, les mêmes ressources, ainsi qu’en principe, une même autorité politique »[42], la violence vise à imposer une autorité nouvelle et se nourrit des représailles croisées décidées par le commandement ou de façon spontanée à l’échelle locale. Le processus de totalisation de la guerre s’est ainsi diffusé dans les guerres civiles : le corps social y est réduit aux catégories binaires d’amis et d’ennemis déshumanisés avant d’être anéantis physiquement et symboliquement. Parallèlement, l’implication dans les guerres des Etats occidentaux, où la guerre totale a été initialement pensée, tend à se réduire et aboutit à la fin de la conscription, au retour des mercenaires et au combat à distance par l’intermédiaire de drones armés [43]. Car, si la guerre fascine, elle suscite également une profonde répulsion. Certains mobilisés refusent l’incorporation ou la montée en ligne[44]. Dans les représentations, le blessé de guerre passe progressivement du statut de héros à celui de victime ou de témoin qui raconte la violence subie pour édifier un monde qui en soit débarrassé[45]. L’âge des guerres totales est aussi l’âge du pacifisme de masse, et après 1914-1918, d’un pacifisme juridique et d’action mené par des vétérans eux-mêmes. Les conférences de la paix, les conventions internationales et le développement d’un droit de la guerre témoignent d’une volonté de l’éliminer mais également d’une impossibilité à le faire : car, réglementer la guerre, c’est finalement accepter qu’elle se perpétue[46].

Ce survol allusif des thèmes abordés dans Une histoire de la guerre vise à rendre compte de la richesse de cette œuvre collective qui présente les défauts inhérents à ce mode d’écriture. La multiplicité des contributions, qui a probablement rendu difficile le travail de coordination et de relecture[47], conduit tout d’abord à certaines redites. A ce titre, certains conflits ou épisodes souvent cités auraient pu justifier de courtes monographies, à l’exemple de l’article consacré à la bataille de Stalingrad[48] qui montre l’intérêt de ce type de contribution ciblée pour la compréhension des enjeux historiques et mémoriels des affrontements. La chronologie détaillée ne suffit pas toujours à combler la curiosité du lecteur qui aurait pu être intéressé par une approche plus complète de la bataille d’Isandlhwana (1879), de la guerre des Boers (1899-1902) ou du « génocide de voisins »[49] au Rwanda en 1994, plusieurs fois cités. Dans la même perspective, l’approche des représentations de la guerre par l’histoire culturelle ne semble pas assez développée : si l’avènement du témoin fait l’objet d’un article passionnant d’Annette Wieviorka, les autres contributions relatives aux œuvres de Goya, à la photographie ou à la littérature de guerre sont trop réduites pour couvrir ce champ d’étude. Les mentions relatives au cinéma, à la littérature romanesque ou à d’autres formes artistiques, sont disséminées dans l’ouvrage et ne font pas l’objet d’entrées particulières. On peut également regretter que certains thèmes de l’histoire militaire, notamment ceux de l’innovation ou de la mobilisation scientifique, soient peu traités. Le combat en milieu hostile, en mer, dans les airs, dans le désert ou dans la jungle, apparaît également peu abordé. Enfin, si Jean-Vincent Holeindre propose une très intéressante mise en perspective de la façon de penser la guerre[50], l’ouvrage fait peu de place aux controverses historiographiques et philosophiques sur la disparition ou la persistance des guerres, sur les difficultés à mettre fin aux guerres infraétatiques[51] ou sur les questionnements contemporains sur le risque de guerres pour les ressources[52]. Ces quelques regrets n’enlèvent rien à la valeur d’un ouvrage qui fourmille d’informations et propose de nombreuses pistes d’approfondissement et qui présente l’intérêt, par son recours à l’historiographie anglo-saxonne, de faire la part belle à des conflits ou à des phénomènes souvent parfois méconnus, comme la guerre de Sécession ou la conquête des Philippines par les Etats-Unis ou la militarisation de la société japonaise.

Olivier Gomez, Professeur d’histoire-géographie en lycée (Seine-Saint-Denis), Doctorant en sociologie à l’Université de Lille

[1] Von Clausewitz Carl, De la guerre [1832],  traduction de Laurent Murawiec, Paris, Perrin, 1999, Livre I, chapitre 1

[2] On peut citer par exemple l’ambitieuse séries des Mondes en guerre, en cours de publication, dirigée par Hervé Drévillon et Giusto Traina et consacrée à toutes les formes de la guerre dans le monde, de la préhistoire à nos jours. Quatre tomes sont prévus dont les deux premiers ont déjà été publiés : Tome 1 : De la préhistoire au Moyen Age. Tome 2 : L’Age classique. 1453-1870. Tome 3 : Les Guerres mondiales. 1871-1945. Tome 4 : De la guerre froide à la cyberguerre. 1946 à nos jours.

[3] Cabanes Bruno (dir.), Une histoire de la guerre – du XIXe siècle à nos jours, Paris, Seuil, 2018, 800 p. ;  coordination : Thomas Dodman, maître de conférences à Columbia University (New York) ; Hervé Mazurel, maître de conférences à l’université de Bourgogne ; Gene Tempest, Yale University.

[4] La partie sur la « guerre moderne » est ouverte par Daniel Bell ; celle sur les « mondes combattants » par John Horne ;  celle sur les « expériences de la guerre par Stéphane Audouin-Rouzeau et celle sur les « sorties de guerre » par Henri Rousso

[5] Horne John, op.cit., p.250-252

[6] Hagemann Karen, « le front patriotique », op.cit., p.159

[7] Voir sur ce point les contributions de : Roynette Odile, « la fabrique des soldats », op.cit., p.259 et suiv. . Echtenkampf Jörg, « une carrière sous les drapeaux », op.cit., p. 270 et suiv.

[8] Voir sur ce point les contributions de : Jennings Eric, « combattants des colonies », op. cit., p.285 et suiv. ; Branche Raphaëlle, « aux colonies : la guerre ensauvagée », op.cit., p.472 et suiv.

[9] Roberts Marie-Louise, « la guerre est-elle seulement une affaire d’hommes ? », op.cit., p.316 et suiv.

[10] Pignot Manon, « enfants-soldats », op.cit., p.342

[11] Overy Richard, « l’avènement de l’Etat-guerrier », op.cit., p.130

[12] Johann Chapoutot évoque ainsi « l’intensité de la production du héros » à partir du XIX siècle. Chapoutot Johann, « un besoin de héros », op.cit. p.350

[13] Cabanes Bruno, op.cit., p.10

[14] Selon la définition qu’en donne en 1941 Cyril Falls (1888-1971), vétéran de la Grande guerre et correspondant du Times en 39-45), cité par Overy Richard, « l’avènement de l’Etat guerrier », op.cit.,  p.132

[15] Gerwarth Robert, « 1914-1945 : les sociétés se mobilisent », op.cit., p.527

[16] Cabanes Bruno, « le retour du soldat », op.cit., p. 647

[17] Mazurel Hervé, « le corps à l’épreuve », op.cit., p.409

[18] Bruno Cabanes cite à ce sujet le jésuite Paul Dubrulle engagé à Verdun : « Mourir d’une balle n’est rien : notre être reste intact. Mais être démembré, réduit à de la bouillie, c’est une crainte que la chair ne peut supporter et qui est l’essence même de l’immense souffrance causée par les bombardements », op.cit., p.427

[19] Comme le rappelle Hervé Mazurel, : « rien n’est pire au final que de vouloir réduire la chimie de la volonté à quelque unique raison d’agir », op.cit., p. 313

[20] Loris Marius, « l’AK47 à la conquête du monde », op.cit., p.242 et suiv.

[21] Jordan Brian, « qui a vraiment gagné la guerre de Sécession ? », op.cit., p.682

[22] Rassmussen Anne, « blessures et blessés », op.cit., p.445 et 449

[23] Hagemann Karen, « le front patriotique », op.cit., p.169 et 171

[24] Pour les Etats-Unis, on estime que le nombre de blessés qui meurent est passé de 30% en 1941-1945 à 24% durant la guerre du Vietnam et à 10% durant l’intervention en Irak. Sur ce point, voir Rassmussen Anne, « blessures et blessés », op.cit., p.446

[25] Dodman Thomas, « nerfs et névroses », op.cit., p.708 et suiv.

[26] Ingrao Christian, « violences extrêmes », op.cit., p.570

[27] Lair Meredith H., « les fantômes de My Lai », op.cit. p.730 et suiv.

[28] Ingrao Christian, « violences extrêmes », op.cit., p.573

[29] Hagemann Karen, « le front patriotique », op.cit., p.157 et suiv.

[30] Voir sur ce point la contribution très riche de Sheldon Garon, « Japon : la guerre des autres », p.538 et suiv.

[31] Cabanes Bruno, op. cit. p.9 et p.17

[32] Overy Richard, « les bombardements vus d’en bas », op.cit., p.499 et suiv.

[33]  Aglan Alya, Chapoutot Johann, « occupations », p.508 et suiv.

[34]  Jones Heather, « l’arme de la faim », op. cit., 556

[35]  Branche Raphaëlle, « le viol, une arme de guerre ? », op.cit., p.591 et suiv.

[36]  Cohen Daniel, « fuir : réfugiés et déplacés », op.cit., p.605 et suiv.

[37] Bell David, cité par Cabanes Bruno, op.cit., p. 29)

[38] Strachan Hew (Sir), « la fin des batailles : stratèges et stratégies », op.cit., p. 50

[39] Voir notamment sur ce point les contributions de : Baczko Adam, « guérilla et contre-insurrection », p. 203 et suiv. ; Cerovic Masha, « le monde des partisans », p. 327 et suiv.

[40] Lynn John, « les âges du terrorisme », op. cit., p.227 et suiv.

[41] Ledesma José Luis, « tuer son voisin », op. cit., p.583

[42] Ledesma José Luis, « tuer son voisin », op.cit., p. 578

[43] Voir notamment sur ce point les contributions de : Kinsey Christopher, « les mercenaires, soldats sous-traitants », op. cit. p.80 et suiv. ; Hall Katharine, « l’ère des drones », op. cit., p.126 et suiv.

[44] Offenstadt Nicolas, « rebelles et insoumis », op.cit., p.356 et suiv.

[45] Wieviorka Annette, « le témoin survivant », op.cit., p.720 et suiv.

[46] Voir notamment : Bouchard Carl, « non à la guerre ! », op.cit., p.175 et suiv., Smith Leonard V., « Vienne, Paris, Yalta : faire la paix », op. cit., p.631 et suiv. ; Claverie Elisabeth, « juger, dire le vrai, réconcilier », op. cit. p. 733 et suiv.

[47] On relève particulièrement des informations contradictoires sur l’effet des défoliants au Vietnam aux pages 109,110 et 499

[48] Hellbeck Jochen, « la flamme de Stalingrad s’est éteinte », op. cit.,  p.672 et suiv.

[49] Sur ce sujet, voir : Dumas Hélène, Le génocide au village – Le massacre des Tutsis au Rwanda, Paris, Seuil, 2014, 284 p.

[50] Holeindre Jean-Vincent, « penser la guerre », op.cit., p.37 et suiv.

[51] Une intéressante analyse de ces conflits infraétatiques reposant sur des « sociétés guerrières autofinalisées » est notamment proposée dans : Badie Bertrand, Vidal Dominique, « nouvelles guerres : comprendre les conflits du XXIe siècle », Paris, La découverte, 2015, 360 p.

[52] La publication du livre de Timothy Snyder, Terre noire, l’Holocauste comme Histoire et perspective (Paris, Gallimard, 2016, 640 pages) a suscité une intéressante controverse sur la question des guerres pour les ressources. On peut se reporter notamment à Tertrais Bruno, Les guerres du climat – Contre-enquête sur un mythe moderne, Paris, Editions du CNRS, 2016, 48 p.

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