War and Gender

Publié en 2001, l’ouvrage de Joshua S. Goldstein[1], non traduit en langue française, est très souvent cité par les chercheurs s’intéressant aux rapports de genre dans les guerres[2]. Considéré comme « le livre le plus important de la décennie » par l’ISA (International Studies Association[3]), War and Gender se propose de comprendre pour quelles raisons les femmes sont, de façon quasi-universelle, exclues par les hommes des fonctions combattantes dans les guerres. En sept chapitres, par un recours constant à l’anthropologie, à l’histoire, à la sociologie, à la psychologie, l’éthologie ou à la génétique, l’auteur examine vingt hypothèses qui pourraient expliquer cette situation. Après avoir rappelé que les femmes qui ont combattu dans l’histoire ont « généralement eu des performances comparables à celles des hommes »[4], Joshua S. Goldstein montre comment « la division genrée de la guerre résulte d’une combinaison de rôles genrés culturellement construits et de réelles, mais minimes, différences biologiques »[5].

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C’est en effet un paradoxe étonnant que Joshua S. Goldstein s’efforce d’expliquer : la quasi-totalité des sociétés humaines ont interdit aux femmes d’être des guerrières, alors que celles qui sont parvenues à exercer ce rôle semblent faire preuve des mêmes qualités que celles qui sont prêtées aux combattants masculins. Joshua S. Goldstein en veut pour preuves les quelques exemples d’unités entièrement féminines.  Il évoque ainsi le corps créé en 1727 par le roi Agadja (1711-1740) au Dahomey (actuel Bénin), un royaume esclavagiste et guerrier. Cette unité a compté jusqu’à 5000 femmes, soit un tiers de l’armée[6]. Toutefois, comme le souligne l’auteur, ces femmes, mariées symboliquement au roi, se considéraient comme des hommes et ne pouvaient avoir de relations sexuelles avec eux[7]. Autre exemple : le « bataillon de la mort » constitué en Russie après la révolution de février 1917 autour de Maria Botchkareva (1899-1920). En juin 1917, cette unité est engagée au combat, deux soldats masculins flanquant chaque soldat féminin : un tiers des combattantes sont blessées ou tuées[8]. En Union Soviétique (1941-1945), trois régiments de pilotes féminins sont également créés. A lui seul, le 588e régiment de bombardement de nuit comporte 4000 femmes, et conduit 24 000 missions[9]. Joshua S. Goldstein reste cependant prudent : selon lui, les femmes, qui représentent au plus 1% des forces de combat de l’Armée rouge, sont mises en avant par la propagande pour rendre les hommes honteux des exploits féminins et pour les inciter à se battre plus durement[10]. Fréquemment cités, ces situations ne suffisent pas à Joshua S. Goldstein qui multiplie donc les exemples : femmes combattant dans des unités mixtes, notamment dans les guerres de guérilla[11], femmes engagées individuellement, sous une identité masculine ou sous leur propre identité, enfin chefs de guerre féminins, de Boadicée luttant en Bretagne contre l’empire romain au 1er siècle à Mathilde de Toscane (1046-1115) conduisant ses troupes au combat au XIe siècle.  Après avoir rappelé les actes de bravoure qui accompagnent souvent cet engagement des femmes dans la guerre[12], Joshua S. Goldstein souligne aussi la participation de femmes, dans la société apache par exemple, à la mise à mort des prisonniers[13]. Et de conclure : « quand les femmes ont réussi à faire leur chemin jusqu’à des fonctions de combat, elles ont généralement eu des performances comparables à celles de la plupart des hommes.  […] Elles peuvent combattre, elles peuvent tuer […] Néanmoins, le système guerrier travail à exclure les femmes des rôles meurtriers, sauf dans les situations d’urgences critiques où il fait défendre le foyer et les enfants. »[14].

L’auteur étudie ensuite une par une, pour les réfuter le plus souvent, les explications les plus courantes utilisées pour justifier cette exclusion. C’est d’abord aux arguments issus de la différence biologique qu’il s’attaque : aucune étude scientifique ne vient en effet soutenir que le chromosome Y favoriserait l’agressivité, ni que le chromosome X l’inhiberait[15]. La testostérone ? Joshua S. Goldstein rappelle tout d’abord que son niveau varie fortement d’un individu à l’autre, au cours de la journée et de la vie. Il souligne ensuite les biais de nombreuses études affirmant l’existence d’un lien entre violence et niveau de testostérone : les prisonniers ont-ils plus de testostérone parce qu’ils sont plus violents ou parce que leur incarcération a fait monter leur taux de testostérone [16]? L’auteur rappelle que le taux de testostérone augmente notamment lorsque l’individu l’emporte dans une compétition sociale, ce qui inverse la causalité et fait de la testostérone plus une conséquence qu’une cause d’affrontement[17]. Et de rappeler qu’au combat, le corps se charge surtout en adrénaline, une hormone de réponse au stress également répartie entre hommes et femmes. Joshua S. Goldstein démonte ensuite, non sans humour, l’argument de la force physique supérieure des hommes : si seule la force musculaire comptait, l’homo sapiens ne l’aurait probablement pas emporté sur l’homo neandertalis, plus corpulent. En d’autres termes, ce ne sont pas les soldats les plus forts, ni les plus grands qui gagnent les guerres, mais ceux qui ont le plus d’esprit combatif, la meilleure intelligence tactique, l’entraînement le plus adapté ou les armements les plus performants[18]. Et de rappeler, études de l’armée américaine à l’appui, qu’il existe des femmes militaires ayant des capacités physiques excédant largement celles des soldats masculins les moins performants[19]. En outre, tout dépend de l’échelle de mesure de la force : les femmes ont en effet une constitution plus forte que celle des hommes puisqu’elles vivent plus longtemps et s’avèrent au moins égales si ce n’est plus résistantes à la fatigue ou à la disette. Enfin, les progrès technologiques, et en premier lieu l’introduction des armes à feu, ont rendu moins décisives les différences de force et de taille et auraient donc dû conduire à une plus grande incorporation des femmes[20]. Après avoir montré que rien ne permet de penser que les femmes et les hommes ont des aptitudes cognitives foncièrement différentes, l’auteur conclut : aucune « des différences de genre émanant de la biologie n’est suffisante pour expliquer la question de la différence des rôles dans la guerre »[21].

Joshua S. Goldstein étudie ensuite les comportements sociaux, et notamment le besoin de solidarité masculine au combat : « le sens des obligations envers les autres membres du groupe aide les soldats à dépasser leur réticence naturelle à courir vers le danger et à tuer d’autres personnes »[22]. Là encore, l’idée selon laquelle l’exclusivité de genre procurerait une efficacité supérieure au combat s’avère peu convaincante :  elle conduit à confondre la cohésion sociale (les membres du groupe s’apprécient entre eux) et la cohésion envers l’objectif (ils travaillent ensemble pour réaliser la mission)[23]. En effet, le groupe masculin le plus soudé peut être aussi celui qui refuse d’exécuter les ordres ou qui déserte en masse[24]. En outre, les études des forces armées américaines tendent plutôt à démontrer que la mixité n’affecte pas la performance des unités, les hommes continuant d’ailleurs à dominer les interactions tant que les femmes ne dépassent pas 15% des membres du groupe[25]. Des liens de solidarité très forts peuvent en outre se créer entre hommes et femmes militaires[26]. Dans la même perspective, si les hommes semblent plus enclins que les femmes à accepter l’organisation hiérarchique et la compétition pour le rang qui en découle, il n’est pas prouvé que cela procure une efficacité supérieure au combat :  la capacité d’initiative des échelons inférieurs peut être indispensable pour s’adapter à la forme changeante des conflits[27]. Enfin, l’idée selon laquelle les hommes éprouveraient moins d’émotions envers les autres que les femmes n’est pas non plus confirmée empiriquement. Joshua S. Goldstein rappelle à cet égard qu’en cas de guerre, l’identité de genre s’efface souvent devant l’identité nationale : les plus farouches des féministes pacifistes d’avant-guerre n’ont pas hésité à soutenir l’effort de guerre national en 1914-1918 ou à stigmatiser les hommes non-combattants. Une dernière explication, d’ordre historique, est rejetée par Samuel S. Goldstein : selon lui, la guerre étant genrée dans la quasi-totalité des sociétés humaines, quelle que soit l’époque ou le lieu, cette ségrégation ne peut être imputée à la formation de l’Etat, à la diffusion du capitalisme ou de la civilisation occidentale[28].

En définitive, pour Joshua S. Goldstein, c’est un processus culturel qui a réservé le combat aux hommes : les différences biologiques moyennes, qui n’empêchent pas certaines femmes d’être plus fortes, plus grandes, voire plus agressives que certains hommes, ont été transformées en impératifs historiques pour aboutir à une séparation stricte des genres dans la guerre[29]. Et d’ajouter : « contrairement à la vision traditionnelle selon laquelle la biologie contraint et la culture libère, il me semble que la culture contraint (guide, enchaîne, limite) les divers potentiels biologiques. Les concepts culturels du masculin et du féminin sont de différentes façons plus rigides que le genre biologique »[30].  La ségrégation genrée du combat aurait pour origine la nécessité de maîtriser la peur qu’éprouve tout humain dans la guerre. Cette peur est surmontée par la contrainte (la discipline), l’incitation (les croyances religieuses, les drogues, les récompenses) et l’entrainement. Mais sa maîtrise reposerait essentiellement sur une construction culturelle attachant à la seule virilité masculine les qualités du bon guerrier et commençant dès l’enfance : « la ségrégation de genre dans l’enfance est la première étape de préparation des enfants à la guerre »[31] affirme Joshua S. Goldstein. Selon lui, ce sont en effet les parents, les pères notamment, mais surtout les pairs, qui transmettent une culture de genre aux garçons[32]. Cette culture repose sur des normes qui « forcent les hommes à endurer les traumatismes et à maîtriser la peur, afin de prétendre au statut viril »[33]. Pour se construire, la masculinité aurait besoin de l’insécurité résultant d’une coupure avec la mère, d’où ces rites de passage à l’âge adulte constatés dans de nombreuses sociétés qui impliquent une endurance extrême aux intempéries, à la souffrance, à la faim, à la soif ou à la fatigue. Le paradoxe, bien mis en évidence par Joshua S. Goldstein, c’est, qu’à l’exception de la force physique, « la liste des qualités du guerrier est de façon surprenante déconnectée des différences de genre basées sur la biologie »[34]. La ségrégation de genre s’appuie également sur la honte, « le liant qui maintient le processus de construction de l’homme »[35] : celui qui ne se conforme pas aux normes de la virilité masculine est moqué et souvent féminisé, que ce soit dans le cadre scolaire ou dans celui de l’institution militaire. Joshua S. Goldstein rappelle ici l’une des conclusions des études sur les soldats américains menées durant le Second conflit mondial par Samuel Lyman Atwood Marshall[36] : une des plus importantes motivations du soldat à la guerre est de ne pas passer pour un couard devant ses camarades, au point d’accorder plus de valeur à sa « réputation d’homme parmi les autres hommes » qu’à sa vie[37]. Dans cette perspective, la division genrée de la guerre permet aux hommes de dévaloriser l’ennemi en le féminisant, non seulement en paroles mais également par des humiliations et sévices (castration des corps des ennemis tués, sodomie des vaincus, viol des femmes de l’ennemi pour établir la conquête jusqu’à l’intérieur des corps[38]).  Parallèlement à la construction de la figure du guerrier viril, « la participation des hommes au combat requiert la construction psychologique d’un domaine « féminin », incompatible avec la présence des femmes dans les rangs masculins – pour rendre plus tolérable le traumatisme du combat »[39]. Rappelant un trait de Virginia Woolf (1882-1941), selon lequel les femmes sont de « magnifiques miroirs » pour les hommes, Joshua S. Goldstein souligne le rôle de la sphère féminine non combattante pour le guerrier masculin : celui-ci peut se persuader qu’il protège les femmes restées à l’arrière, rester motivé par la correspondance avec la fiancée ou l’épouse, ou être conforté dans son rôle de combattant par les soins reçus des infirmières. « En raison de la féminisation de la sphère non combattante, la présence de femmes au combat pourrait porter atteinte au moral des soldats masculins »[40]. Au terme de ce parcours dense, rapidement résumé ici, Joshua S. Goldstein considère que la remise en cause de ce système guerrier[41] risque d’être difficile en raison de dilemmes insolubles : pour les féministes, il faut choisir entre accepter l’incorporation des femmes dans l’armée au risque de perpétuer le militarisme ou adopter un pacifisme intégral qui renforcera les stéréotypes sexistes. Les hommes, et surtout les pères, doivent, quant à eux, choisir entre l’éducation virile de leurs fils, qui perpétuera la ségrégation de genre, ou accepter que leurs garçons soient exposés au harcèlement de leurs pairs s’ils ne se conforment pas à la culture du genre. Finalement, « l’ombre de la guerre imprègne toutes nos vies »[42].

Appuyé par une érudition qui force le respect (la bibliographie, malheureusement non organisée de façon thématique, s’étend sur plus de 60 pages et comporte plus de 1000 références !), l’ouvrage de Joshua S. Goldstein constitue à l’évidence une somme, dont on ne peut rendre compte que très imparfaitement ici. Si tous les grands noms de l’histoire ou de la sociologie militaires (John Keegan, Paul Fussell ou Charles Moskos, pour ne citer qu’eux…) y figurent, Joshua S. Goldstein s’est également nourri de l’école féministe des relations internationales (de Cynthia Enloe à Carol Cohn en passant par Cynthia Cockburn…). En outre, sa démonstration est empreinte d’une rigueur scientifique incontestable, visible tant dans la précision des notes infrapaginales que dans la prudence de ses jugements et la volonté de tester empiriquement la validité de chaque hypothèse. Toutefois, certaines explications apparaissent parfois inabouties. La question de l’influence potentielle des images sur les comportements donne lieu à des prises de position qui semblent en partie contradictoires : ainsi, les enfants suivraient les stéréotypes violents des programmes télévisés mais les vidéos pornographiques n’auraient pas d’influence sur le comportement sexuel des combattants. Les violences sexuelles qu’ils commettraient en guerre seraient pour l’auteur moins liée aux frustrations liées à la non-mixité ou à la suspension des interdits du temps de paix qu’à la misogynie[43]. Ce recours, très tardif dans l’ouvrage, à la notion de misogynie, le seul concept explicatif non défini dans l’introduction, surprend. Joshua S. Goldstein explique qu’il s’agit d’une peur des hommes à l’encontre des femmes qui se retrouverait dans toutes les sociétés. En quelques lignes, il expédie les études anthropologiques relatives aux « maisons des hommes » des sociétés préindustrielles ou aux tabous pesant sur les menstruations des femmes. De même, l’idée selon laquelle les hommes auraient pu chercher, en se réservant le domaine de la guerre, à compenser leur incapacité à porter des enfants, est à peine mentionnée. On regrette sur ce point que ses recherches n’aient pas conduit Joshua S. Goldstein à prendre connaissance des travaux de Françoise Hériter ou de Maurice Godelier[44]. En fait, tout à son sujet, l’auteur semble oublier que l’exclusion des femmes du combat n’est qu’un des éléments de la domination masculine qui s’exerce dans de nombreux domaines de la société.  Ce manque d’ouverture sur le reste du champ social, principal défaut de l’ouvrage, n’enlève rien à son caractère indispensable pour qui veut comprendre que ce sont « les deux genres qui perdent à la guerre, même s’ils perdent chacun de différentes manières »[45].

Olivier Gomez, Professeur d’histoire-géographie en lycée (Seine-Saint-Denis), Doctorant en sociologie à l’Université de Lille – CLERSE

[1] L’auteur, né en 1952 dans un milieu universitaire, a été militant pacifiste durant la guerre du Vietnam. Diplômé du Massachussetts Institute of Technology (M.I.T.) en 1986, il est devenu professeur émérite en relations internationales à l’Université d’Amherst et plusieurs de ses ouvrages ont été remarqués, parmi lesquels Winning the war on war : the decline of armed conflict worldwide (2011) ou The real price of war : how you pay for the war on terror (2004).

[2] Pour des exemples récents : Stéphane Audoin-Rouzeau, dans sa contribution à l’histoire de la virilité, cite à plusieurs reprises l’ouvrage de Joshua S. Goldstein (Audoin-Rouzeau Stéphane, « Armée et guerre : une brèche au cœur du monde viril ? », in Courtine Jean-Jacques, Histoire de la virilité, T.3, Points-Seuil, 2011, p.216). Luc Capdevila, dans une recension récente, parle de Gender and War comme d’une « somme » (Capdevila Luc, « compte-rendu », 20 & 21 Revue d’histoire, n°144, 2019, p. 217-218).

[3] Fondée en 1959, l’International Studies Association (1959) est une association américaine qui regroupe en 2019 près de 7000 chercheurs et acteurs politiques ou diplomatiques exerçant dans le domaine des relations internationales

[4] Goldstein Joshua S., War and Gender, Cambridge University Press, 2001, p.127 [notre traduction]

[5] Goldstein Joshua S., op.cit., p.6 – « The gendering of war thus results from the combination of culturally constructed gender roles with real but modest biological differences »

[6] Goldstein Joshua S., op. cit., p.21 et 61

[7] Goldstein Joshua S., op. cit. p. 63 – Dans la série documentaire « The Vietnam War » de Ken Burns et Lynn Novick, Nguyen Nguyet Anh, conductrice de camions sur la piste Ho Chi Minh, utilise le même argument : les femmes avaient été engagées pour conduire sur cette route sans cesse attaquées par les forces américaines pour les hommes surmontent leur peur d’y rouler (Burns Ken, Novick Lynn, The Vietnam War, épisode 6, « Fantômes », Arte éditions, 2017)

[8] Goldstein Joshua S., op. cit., p.75

[9] Goldstein Joshua S, op. cit., p.67

[10] Goldstein Joshua S., op. cit., p.22 et 70

[11] Golsdtein Joshua S., op.cit., p.80 – L’auteur explique la forte mobilisation des femmes dans les guerres insurrectionnelles par l’idée qu’elle symboliserait celle de la société tout entière. Entre 1941 et 1945, les femmes auraient ainsi représenté 10% des partisans de Tito, soit près de 100 000 personnes avec un taux de pertes de 25%, contre 11% pour les hommes . Il cite également la forte mobilisation des femmes dans les forces du Viet-Cong au Vietnam, dans les rangs sandinistes au Nicaragua ou dans les Tigres Tamouls au Sri-Lanka.

[12] Goldstein Joshua S. op. cit., p.66 – L’auteur évoque, par exemple, Vera Krylova, infirmière dans l’armée rouge pendant le Second conflit mondial, qui n’hésite pas à affronter un tank avec des grenades prises sur un soldat blessé.

[13] Goldstein Joshua S., op.cit., p.113-115, 225

[14] Goldstein Joshua S., op.cit., p.127

[15] Goldstein Joshua S., op.cit., p.140

[16] Goldstein Joshua S., op.cit., p.151

[17] Goldstein Joshua S., op. cit, p.158

[18] Goldstein Joshua S., op. cit., p. 127, 161 à 165

[19] Goldstein Joshua S., op.cit., p. 161-162 : selon une étude de l’US Army de 1982, si les hommes ont une force de 80% supérieure à celle des femmes pour soulever des poids, plus de 10% des femmes militaires ont une plus grande capacité de soulèvement que les 10% les plus mal classés des hommes.

[20] Goldstein Joshua S., op.cit., p. 167 : l’auteur cite une étude de l’US Air Force de 1991 qui établit que les femmes de petite taille supportent mieux que les hommes la force centrifuge générée par les évolutions des avions de combat modernes, leur cœur étant plus proche de leur cerveau.

[21] Goldstein Joshua S., op.cit., p.182

[22] Goldstein Joshua S., op.cit., p.196

[23] Ce point a été bien développé dans l’ouvrage de Megan McKenzie, Beyond the the Band of Brothers – The US Military and the myth women can’t fight, Cambridge University Press, 2015, p.143 – Dans une récente contribution, Bernard Boëhne critique toutefois l’application de la task cohesion, concept venu de l’analyse des organisations industrielles, aux unités de combat (Boëhne Bernard, « des femmes et des fonctions de combat : réalités et termes du débat », in Baechler Jean, Trévisi Marion, La guerre et les femmes, Hermann, 2019, p.220

[24] Goldstein Joshua S., op.cit., p.198 : l’auteur rappelle le plus fort taux de désertion dans les unités de l’armée confédérée de la guerre de Sécession à recrutement local.

[25] Goldstein Joshua S., op.cit., p.200-202 – Une étude de la Rand Corporation de 1997 conclut au sujet de la mixité : « les femmes travaillent plus dur pour obtenir l’approbation des hommes et les hommes travaillent plus durement pour ne pas être dépassés par les femmes »

[26] Goldstein Joshua S., op.cit., p.200 : l’auteur cite Rhonda Cornum, née en 1954, chirurgien militaire servant dans le 229e régiment d’hélicoptères de combat en 1990-1991 lors de la guerre du Golfe. Faite prisonnière après le crash de l’appareil dans lequel elle avait pris place, elle raconte avoir tissé des liens si forts avec les autres soldats capturés avec elles qu’ils avaient eu du mal à se séparer et à accepter la solitude d’une chambre individuelle lors de leur libération (Rhonda Cornum, Peter Copeland, She Went to War: the Rhonda Cornum Story, Presidio Press, 1992, 240 p.)

[27] Goldstein Joshua S., op.cit., p.203 et 217

[28] Goldsten Joshua S., op.cit., p.11-24 – A rebours des explications marxistes, Joshua S. Goldstein rappelle qu’aucune preuve empirique ne vient soutenir la thèse d’une perversion d’une humanité originellement pacifique. L’étude des peuples des sociétés pré-industrielles, Sambia de Nouvelle-Guinée ou habitants des iles Louisiades en Papouasie-Nouvelle Guinée, montre que la plupart excluent les femmes des fonctions guerrières.

[29] Goldstein Joshua S., op.cit., p.406

[30] Goldstein Joshua S., op.cit., p.252

[31] Goldstein Joshua S., op.cit., p.249

[32] Goldstein Joshua S., op.cit., p.230-249

[33] Goldstein Joshua S., op.cit., p. 264

[34] Goldstein Joshua S., op.cit., p.267

[35] Goldstein Joshua S., op.cit., p.269

[36] Samuel Lyman Atwood Marshall (1900 – 1977) Men Against Fire: The Problem of Battle Command, [1947], University of Oklahoma Press, 2000, 225 p.

[37] Goldstein Joshua S., op.cit., p.278

[38] Goldstein Joshua S., op.cit., p.362

[39] Goldstein Joshua S., op.cit., p.301

[40] Goldstein Joshua S., op.cit., p.306

[41] Goldstein Joshua S., op.cit., p.4 : le système guerrier (war system) désigne les façons dont les sociétés s’organisent pour participer à des guerres potentielles ou réelles.

[42] Goldstein Joshua S., op.cit., p.410

[43] Goldstein Joshua S., op.cit., p.372

[44] Héritier Françoise, Masculin/féminin, I La pensée de la différence, Paris, Odile Jacob [1996], 2012, 303 p. ; II – Dissoudre la hiérarchie, Paris, Odile Jacob [2002], 2012, 394 p. ; Godelier Maurice, La production des Grands Hommes – Pouvoir et domination masculine chez les Baruya de Nouvelle-Guinée, Paris, Fayard, « l’espace du politique », 1982, 370 p.

[45] Goldstein Joshua S., op.cit., p.402

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