Les femmes et la guerre

Rédigé en 2000, l’ouvrage de Martin van Creveld, Les femmes et la guerre, est souvent cité dans les études sur le genre. En 2003, Vincent Porteret, dans une recension plutôt critique, évoque une « réflexion souvent originale, toujours surprenante et fondée sur une connaissances encyclopédique »[1]. En 2011, Benoît Durieux juge, quant à lui, que l’ouvrage relève davantage « de l’essai que de l’étude universitaire ». S’il en recommande la lecture, c’est surtout pour bien mesurer les risques d’une coupure entre les armées et les valeurs d’égalité portées par les sociétés démocratiques qu’elles sont chargées de défendre[2]. En 2019, Bernard Boëne trouve encore l’ouvrage « truculent », même s’il relève d’un « argumentaire conservateur vacillant »[3]. Alors que la féminisation des armées en France figure toujours sur l’agenda politique[4], il ne paraît pas inutile de se replonger, vingt ans après sa rédaction, dans le livre de Martin van Creveld. Professeur à l’université hébraïque de Jérusalem, historien militaire réputé, l’auteur est connu pour ses démonstrations allant à contre-courant des idées établies[5]. En l’espèce, il s’agit pour lui de démontrer que les femmes, enjeux des guerres menées par les hommes, n’y ont joué qu’un rôle marginal en tant que combattantes et que leur intégration dans l’armée est « à la fois le symptôme et la cause du déclin de cette armée »[6]. Cette thèse, pour le moins provocatrice, repose sur une argumentation qui présente plusieurs failles et donc l’objectif semble effectivement davantage politique qu’historique.

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Les femmes provoquent la guerre mais n’entrent que dans des armées qui ne la font plus

Pour Martin van Creveld, les femmes sont responsables des guerres menées par les hommes : « supprimez les femmes, et la guerre aurait été impossible et sans objet »[7]. A l’appui de cette affirmation, Martin van Creveld explique qu’en « d’innombrables occasions, les femmes ont activement et délibérément incité les hommes à faire la guerre »[8]. Plutarque raconte ainsi comment les femmes perses relèvent leurs jupes pour inciter les soldats de Cyrus à poursuivre le combat. En 1914, les suffragettes anglaises, pacifistes avant le conflit, s’engagent sans scrupules dans « l’hystérie guerrière »[9]. Citant Virginia Woolf pour qui les femmes jouent le rôle de « miroirs grossissants »[10] pour les hommes, Martin van Creveld considère que « la plupart des femmes ont presque toujours, presque partout, manifesté de leur mieux leur approbation pour les guerriers – de leur mieux : en couchant avec eux »[11]. En effet, pour l’auteur, « l’une des premières fonctions de la guerre est […] l’affirmation de la virilité »[12]. Afin de compenser leur incapacité à porter des enfants et leur fonction sociale finalement superflue, les hommes se seraient réservés une activité qui les valorisait aux yeux des femmes : la guerre. En effet, dans la guerre, l’homme peut se sacrifier pour sauver les femmes et leur descendance. Cette exclusion des femmes de la guerre aurait été facilité par la différence biologique : « si la plupart des femmes ne participaient pas activement aux guerres, cela leur était en partie dictée par leur cycle vital »[13]. La grossesse et l’allaitement entrainent en effet des besoins énergétiques supplémentaires pour les femmes dont la morphologie serait en outre inadaptée à la guerre : plus petites, moins musclées, plus vulnérables à la chaleur ou aux coups portés à la mâchoire[14], les femmes auraient été dans l’incapacité de porter tant le bouclier romain de 9,5 kilos, que l’armure du chevalier de 35 à 40 kilos ou les 32 kilos du paquetage du soldat britannique durant la guerre des Malouines en 1982[15]. En définitive, si les hommes font la guerre, ce serait donc d’abord pour protéger les femmes du viol[16]. « Essence même de la guerre »[17], le viol de guerre aurait une fonction symbolique visant à rabaisser l’ennemi en lui montrant qu’il est incapable de protéger les femmes, plus faibles que lui, qu’il s’est pourtant donné pour vocation de défendre[18]. Pour Martin van Creveld, qui s’appuie sur une « loi » établie par l’anthropologue Margaret Mead[19], ce sont les activités occupées par les hommes qui ont le plus de prestige dans la société. Dans cette perspective, accepter que les femmes s’engagent dans la guerre, ce serait éliminer « l’une des raisons principales pour lesquelles les hommes se battent, qui est l’affirmation de leur propre gloire »[20]. Cette situation expliquerait que les femmes soient victimes des guerres dans une moindre proportion que les hommes, dont les lois prescrivent d’épargner les femmes[21].

En conséquence, Martin van Creveld invite à relativiser fortement la participation des femmes à des combats. Les déesses et guerrières mythiques, d’Athéna Parthenos (sans enfant) à Barbarella, interprétée par Jane Fonda en 1968 ? Elles ont été inventées par des hommes, soit pour représenter un monde inversé justifiant le monde réel, soit pour divertir les hommes en combinant « bagarre et nichons sans souci que l’intrigue soit stupide »[22]. Les femmes combattantes ? Elles seraient « aussi rares que les licornes »[23]. La plupart auraient d’ailleurs perdu leur féminité en devenant des guerrières, à l’image des Amazones masculinisées du roi du Dahomey au XIXe siècle[24]. Nadejda Dourova, qui combattit à Borodino et à Friedland sous un uniforme masculin de l’armée du tsar, ne tua d’ailleurs personne et était « un lamentable officier qui perdait souvent son unité »[25]. Les femmes du « bataillon de la mort », créé à l’initiative de Maria Bochkareva en Russie en 1917, auraient eu moins vocation à combattre les Allemands qu’à « piquer, par leur exemple, l’amour-propre des soldats russes pour qu’ils se battent »[26]. Quant aux 800 000 femmes incorporées dans l’Armée Rouge entre 1941 et 1945, elles n’ont représenté que 3% des 34,7 millions d’hommes mobilisés et, si elles « furent hautement visibles […], ce fut surtout à des fins de propagande »[27]. A l’exception des conflits insurrectionnels, où le rapport asymétrique permet aux hommes de faire appel aux femmes sans se déshonorer[28], la participation des femmes dans les guerres a donc été « marginale »[29].

Martin van Creveld en conclut que la féminisation récente des armées occidentales manifeste surtout un déclin de la fonction militaire. L’arme nucléaire aurait en effet conduit les armées des pays développés à ne plus livrer depuis 1945 que des « escarmouches » contre « des pays si faibles et si petits qu’on avait du mal à les trouver sur la carte »[30]. La réduction du format des armées et leur professionnalisation les aurait ensuite exposées à un déficit de volontaires masculins, notamment lié à des soldes insuffisantes[31]. Les armées occidentales ne faisant plus vraiment la guerre ont donc pu incorporer massivement des femmes et sont devenues un « laboratoire social »[32]. « Tout en réclamant l’égalité, les femmes ont conservé leurs privilèges »[33] dans les armées, affirme Martin van Creveld : elles n’auraient pas montré d’entrain particulier pour les spécialités combattantes et subiraient moins de contraintes disciplinaires ou d’obligations de service que les hommes. L’arrivée des femmes aurait transformé l’entrainement « en une parodie et en une humiliation »[34] et leur faiblesse physique ralentirait l’exécution de missions pour lesquels elles devraient sans cesse se faire aider par les hommes. La féminisation entrainerait des coûts supplémentaires pour les armées, liés au respect de l’intimité, au suivi médical des grossesses ou aux congés de maternité. L’ouverture des armées aux femmes ne leur procurerait enfin qu’un « triomphe vide »[35] puisque les hommes réagiraient aux privilèges dont elles disposeraient par le harcèlement sexuel et les vexations. Et la guerre resterait l’apanage des hommes, qui constituent d’ailleurs l’essentiel des effectifs des sociétés militaires privées à qui reviendrait de plus en plus la prise en charge de la sécurité

Une méthode d’administration de la preuve qui n’est pas vraiment convaincante

Rapidement résumée ici, la thèse de la « grande illusion »[36] de l’entrée des femmes dans les armées s’appuie sur une profusion d’exemples visant à démontrer les assertions de l’auteur par une érudition incontestable. En rhétorique, l’exemple soutient l’argumentation puisqu’il établit une ressemblance entre plusieurs cas et permet, par analogie, de déduire une propriété générale[37]. Toutefois, dans Les femmes et la guerre, tous les exemples ne sont pas également approfondis. L’argumentation est notamment soutenue par de multiples citations, tirées de l’ancien Testament ou d’auteurs antiques. Or, comme l’a rappelé Antoine Prost, la simple citation « est un procédé rhétorique destiné à dissuader par avance le contradicteur éventuel en le sommant de produire des citations contradictoires »[38]. L’une des difficultés de ce procédé réside dans le fait que les références et allusions ne suffisent pas toujours à convaincre. Pour montrer que les femmes ont été plutôt bien traitées par les hommes pendant les guerres, Martin van Creveld rappelle ainsi que les Celtes préféraient capturer les femmes plutôt que de les tuer avant de citer un passage des mémoires de Léon Degrelle, chef de la 28e division SS Wallonie en Ukraine[39]. L’ellipse temporelle ne gêne pas l’auteur, pas plus que la généralisation à partir d’un petit nombre d’exemples. L’un des autres problèmes de la méthode d’administration de la preuve choisie par Martin van Creveld est qu’il ne retient que les aspects favorables à sa démonstration. A titre d’exemple, on pourra utilement comparer sa présentation des femmes pilotes soviétiques de la Seconde guerre mondiale à celle qu’en fait Pierre Razoux dans un ouvrage récent : d’un côté, on souligne qu’elles n’ont représenté que 0,7% de tous les pilotes soviétiques, on met en avant leurs limites physiologiques et leur statut de proies si faciles que les pilotes adverses leur laissaient parfois la vie sauve[40]. De l’autre, on rappelle que 12% de l’effectif féminin du 588e régiment de bombardement de nuit fut tué au combat et on cite la lettre de l’as allemand Johannes Steinhoff à sa famille en septembre 1942 où il évoque ces femmes « qui n’ont peur de rien »[41]. Dans le même registre, le long développement de Martin van Creveld visant à démonter toutes les légendes courant sur les Amazones est intéressant. Mais, dès 1970, le psychiatre Wolfgang Lederer avait souligné le rôle « gynécophobe » du mythe[42], analyse à nouveau développée par Valeria Russo en 1994 pour qui les Amazones expriment la crainte des hommes d’une prise de pouvoir par les femmes [43]. Les partis pris de Martin van Creveld débouchent parfois sur des contradictions : d’un côté, il semble nier qu’il puisse exister une violence féminine autonome, les violences commises par des femmes ayant selon lui surtout pour but de soutenir les guerres menées par les hommes[44]. Mais, de l’autre, il s’inquiète d’un monde dirigé par les femmes qui ne serait probablement pas plus pacifique[45].

Au-delà de ces contradictions, c’est la thèse même de l’ouvrage qui pose question dans la mesure où Martin van Creveld semble confondre corrélation et causalité. La simultanéité de la fin des guerres de masse et de l’incorporation des femmes dans les armées ne signifie pas que l’une soit la cause de l’autre. Comme l’a rappelé Jean Elshtain, l’une de ses principales contradictrices[46], Martin van Creveld oublie que les causes de la féminisation des armées sont multiples. Aux Etats-Unis, le passage à la All Volunteer Force en 1973 se déroule dans le contexte de l’opposition des jeunes des classes moyennes et supérieures à la guerre du Vietnam et à la conscription. Le déclin de l’attraction exercée par la fonction militaire sur les jeunes hommes ne peut s’expliquer seulement par des soldes insuffisantes ou par la perte de prestige qui résulterait de la féminisation. Quant aux féministes, elles sont apparues très divisées à ce sujet, les unes soutenant que l’intégration des femmes dans les armées permettrait de faire évoluer ces institutions de l’intérieur, les autres craignant que la féminisation des armées n’induise une militarisation croissante des sociétés[47]. Du côté des armées professionnelles, comme l’a bien souligné Benoît Durieux, il ne saurait être question de se couper du reste de la société en refusant le processus d’égalisation des droits entre les hommes et les femmes et en se privant du vivier de recrutement et de compétences qu’elles représentent. Enfin, et c’était l’une des principales critiques de Vincent Porteret, l’ouvrage de Martin van Creveld néglige complètement l’impact des évolutions technologiques qui peuvent réduire l’importance du travail physique dans les armées ou qui facilitent le tir à distance de sécurité, permettant de protéger aussi bien le soldat masculin que le soldat féminin. D’une façon plus générale, les conséquences opérationnelles de l’incorporation des femmes dans les armées, notamment du point de vue de la cohésion des unités, sont peu abordées dans l’ouvrage[48]. Le raisonnement de Martin van Creveld présente en effet un caractère circulaire qui le ramène souvent à son point de départ : les femmes n’étant biologiquement pas faites pour combattre, elles n’ont joué qu’un rôle minime dans les guerres, ce qui prouve qu’elles ne sont biologiquement pas faites pour combattre…. Une dernière simplification affaiblit la démonstration : si les hommes cherchent effectivement à affirmer leur virilité au combat[49], on ne saurait réduire la guerre à cette seule « pulsion naturelle aveugle » dont parlait Clausewitz, car ce serait prendre le risque de s’interdire une analyse proprement politique du fonctionnement interne des Etats et du système international.

Martin van Creveld et les femmes

Les raccourcis, omissions et partis pris de Martin van Creveld se comprennent mieux si l’on se réfère à un autre de ses ouvrages, publié d’abord en allemand en 2001, à la même époque que La guerre et les femmes, et qui n’a été traduit en langue anglaise qu’en 2013. Dans ce livre au titre évocateur, The Privileged Sex[50], Martin van Creveld soutient en effet que ce sont les femmes qui disposent des privilèges les plus importants dans les sociétés humaines et les hommes qui subissent les pressions sociales les plus importantes. Selon Martin van Creveld, il serait en effet plus difficile de devenir un homme qu’une femme : obligés d’affirmer leur virilité par des rites d’initiation violents, les hommes seraient en compétition pour séduire les femmes et astreints à la performance sexuelle sous peine d’humiliation. Les hommes seraient également obligés d’effectuer les travaux les plus durs, de subvenir aux besoins des femmes qu’ils devraient protéger, notamment en mourant pour elles. Quant à l’Etat-providence et au système judiciaire, ils protégeraient davantage les femmes que les hommes. La preuve ultime des privilèges dont disposeraient les femmes serait leur plus grande espérance de vie qui résulterait de leur position économique avantageuse et des recherches scientifiques davantage tournées vers la résolution des maladies féminines….

On reste confondu par la lecture de The Privileged Sex, qui, sous couvert de pensée originale et à contre-courant, recycle de nombreux poncifs sur les femmes et les hommes sans les nuancer, ni les confronter aux preuves empiriques qui les infirmeraient. Certes, comme l’ont souligné les travaux sur les masculinités, « dans de nombreux cas – du garçon harcelé à l’école, au soldat mourant à la guerre – la société sexiste qui maintient le privilège masculin cause aussi une grande souffrance aux garçons »[51]. Mais cette réalité ne saurait occulter les discriminations dont sont victimes les femmes et qui les empêchent d’accéder, à compétences et capacités égales, aux responsabilités les plus prestigieuses ou les plus rémunératrices. Les femmes et la guerre, à la lumière de The Privileged Sex, constitue donc moins un travail historique éclairant les enjeux contemporains de la féminisation des armées, qu’une contribution, au demeurant très intéressante à étudier, aux « masculinités hégémoniques »[52].

Olivier Gomez, Professeur d’histoire-géographie en lycée (Seine-Saint-Denis), Doctorant en sociologie à l’Université de Lille – CLERSE

[1] Porteret, Vincent. « Martin van Creveld. Les femmes et la guerre », Études internationales, 34 (4), 2003, 665–667

[2] Durieux, Benoît. « Martin van Creveld, les femmes et la guerre », Inflexions, vol. 17, no. 2, 2011, pp. 111-114.

[3] Boëne Bernard, « des femmes et des fonctions de combat : réalités et termes du débat », in Baechler Jean, Trévisi Marion, La guerre et les femmes, Paris, Hermann, 2019, p.221

[4] Voir, par exemple, sur ce point le Plan Mixité du ministère des Armées, présenté par la ministre des Armées, le 6 mars 2019, [en ligne], disponible sur : https://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/le-plan-mixite-du-ministere-des-armees-y-aller-y-rester-y-evoluer

[5] Martin Van Creveld est un historien militaire auteur d’une œuvre prolifique et stimulante, portant notamment sur les transformations de la guerre (The Changing Face of War: lessons of combat, from the Marne to Iraq, New York : Presidio Press, 2006), sur les aspects logistiques des guerres (Supplying War: Logistics from Wallenstein to Patton, Cambridge University Press, 1977) ou sur la puissance aérienne (The Age of Airpower, New York: Public Affairs, 2011)….

[6] Van Creveld Martin, Les femmes et la guerre, 2002, Monaco, Les éditions du Rocher, op.cit., p.19

[7] Van Creveld Martin, op.cit., p.23

[8] Van Creveld Martin, op.cit., p.25

[9] Van Creveld Martin, op.cit., p.31

[10] Van Creveld Martin, op.cit., p.35

[11] Van Creveld Martin, op.cit. p.35

[12] Van Creveld Martin, op.cit., p.143

[13] Van Creveld, Martin, op.cit., p.171

[14] Van Creveld Martin, op.cit., p.174

[15] Van Creveld Martin, op.cit., p.176-180

[16] Van Creveld Martin, op.cit., p.42

[17] Van Crevel Martin, op.cit., p.45

[18] Van Creveld Martin, op.cit., p.14

[19] Van Creveld Martin, op.cit, p. 186 – Margaret Mead (1901-1978) est une anthropologue américaine qui a notamment étudié les sociétés mélanésiennes. Le passage utilisé par Martin van Creveld est tiré de Mead Margaret, Male and female, Londres, Gollancz, 1949, p.159-160

[20] Van Creveld Martin, op.cit., p.189

[21] Van Creveld Martin, op.cit., p.42

[22] Van Creveld Martin, op.cit, p.82

[23] Van Creveld Martin, op.cit.,p. 136

[24] Van Creveld Martin, op.cit., p.21 et 135

[25] Van Creveld Martin, op.cit., p.132

[26] Van Creveld Martin, op.cit., p.150

[27] Van Creveld Martin, op.cit., p.160

[28] Van Creveld Martin, op.cit., p.143

[29] Van Creveld Martin, op.cit., p.60

[30] Van Creveld Martin, op.cit., p.19

[31] Van Creveld Martin, op.cit., p.269

[32] Van Creveld Martin, op.cit., p.19

[33] Van Creveld Martin, op.cit., p.269

[34] Van Creveld Martin, op.cit., p.19

[35] Van Creveld Martin, op.cit., p.262

[36] Van Creveld Martin, « The Great illusion : women in the military » Millennium: Journal of International Studies, 2000. ISSN 0305-8298. Vol. 29, No. 2, pp. 429-442

[37] Sur ce point, voir notamment Paissa Paola, « Introduction : l’exemple historique dans le discours – enjeux actuels d’un procédé classique », Argumentation et Analyse du Discours [en ligne], 16 | 2016 ; DOI : 10.4000/aad.2204

[38] Prost Antoine, « Histoire, vérités, méthodes – Des structures argumentatives de l’histoire », Le Débat, 1996/5, n°92, p.136

[39] Van Creveld Martin, op.cit., p.42

[40] Van Creveld Martin, op.cit., p.168

[41] Razoux Pierre, Le Siècle des As, Paris, Perrin, 2018, p.147

[42] Lederer Wolfgang, Gynophobia ou la peur des femmes, Paris, Payot, 1970, 330 p.

[43] Addis Elisabeth, Russo Valeria E, Lorenza Sebesta (dir.), Women soldiers- Image and realities, Palgrave Macmillan, 1994, p.55

[44] Van Creveld Martin, op.cit., p.26-27

[45] Van Creveld Martin, op.cit., p.95

[46] Elshtain Jean, « Shooting at the wrong target : a response to Van Creveld », Millennium: Journal of International Studies, 2000. ISSN 0305-8298. Vol. 29, No. 2, pp. 443-448

[47] Sur ce point, voir notamment : Addis Elisabeth, Russo Valeria E, Lorenza Sebesta (dir.), Women soldiers- Image and realities, Palgrave Macmillan, 1994, préface – et :  Enloe Cynthia, Faire marcher les femmes au pas ? Regards féministes sur le militarisme mondial, Solanhets, 2015, p.138

[48] Sur ce point, on peut se reporter utilement à l’ouvrage de Mckenzie Megan, Beyond the Band of Brothers: the US Military and the Myth that Women Can’t Fight. Cambridge University Press, 2015, 220 p.

[49] Sur ce point, voir : Audoin-Rouzeau Stéphane, « Armées et guerres : une brèche au coeur du modèle viril ? », in Courtine Jean-Jacques, Histoire de la virilité, tome  III – La virilité en crise (XXe-XXIe siècle), Paris, Points-Seuil Histoire, 2015, p.207-228

[50] Van Creveld Martin, The Privileged Sex, North Charleston, SC : CreateSpace Independent Publishing Platform, [2001, Das Bevorzugte Geschlecht] 2013, 310 p.

[51] Deutsch Barry, « The Male privilege checklist », in Kimmel Michael et Messner Michael, Men’s Lives, Macmillan, [1992] 2009, p.14

[52] Le concept de « maculinité hégémonique », inspiré par Gramsci, a été théorisé notamment par Raewyn Connell (1987, Power and gender, Stanford University Press, 352 p.). Dans sa version la plus récente, il désigne une forme spécifique de masculinité historiquement constituée dans une configuration sociale donnée. Ancrée dans des discours et des pratiques et contenant une forte dimension relationnelle, la masculinité hégémonique légitime des relations de genre inégales entre hommes et femmes, entre masculin et féminin et entre les différentes conceptions de la masculinité. Sur ce point, voir notamment : James W. Messerschmidt, Hegemonic masculinity – Formulation, reformulation and amplification, Lanham, Rowman & Littlefield, 2018, 197 p.

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